{"id":209,"date":"2026-02-15T14:55:57","date_gmt":"2026-02-15T14:55:57","guid":{"rendered":"https:\/\/lotuseddekhouri.com\/?page_id=209"},"modified":"2026-02-15T15:32:32","modified_gmt":"2026-02-15T15:32:32","slug":"jlg-la-lenteur-des-nus","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/lotuseddekhouri.com\/en\/jlg-la-lenteur-des-nus\/","title":{"rendered":"JLG Slowness of the Nudes"},"content":{"rendered":"","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":12,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"class_list":["post-209","page","type-page","status-publish","hentry"],"grid":"{\"colCount\":12,\"colGutter\":1,\"rowGutters\":[],\"frameMargin\":5,\"leftFrameMargin\":2,\"rightFrameMargin\":2,\"topFrameMargin\":4,\"mus\":{\"colGutterMu\":\"%\",\"rowGutterMu\":\"%\",\"topFrameMu\":\"%\",\"bottomFrameMu\":\"%\",\"frameMu\":\"%\"},\"bottomFrameMargin\":8,\"rowAttrs\":[{\"relid\":1}],\"bgColor\":\"#F0EFE9\",\"bgImage\":null,\"cont\":[{\"type\":\"text\",\"cont\":\"<h1 class=\\\"_SiteTitle\\\">La lenteur des nus<\/h1><p class=\\\"_SmallSerif\\\">Jean-Luc Guionnet, 1993<\/p>\",\"align\":\"top\",\"row\":0,\"col\":1,\"colspan\":3,\"offsetx\":0,\"offsety\":0,\"spaceabove\":0,\"spacebelow\":0,\"yvel\":1,\"push\":1,\"relid\":3,\"absolute_position\":false,\"frameOverflow\":\"\"},{\"type\":\"text\",\"cont\":\"<p class=\\\"p1\\\">1. Ce qu'il dirait s'il disait.<\/p><p class=\\\"p1\\\">2. Des deux plantes de pieds d'un corps debout et nu, m\\u00e2ch\\u00e9 par les heures, p\\u00e9tri par le temps qui passe, germent des gestes, des sons, mais pas de mot.<\/p><p class=\\\"p1\\\">3. Rien, hors de ces deux plantes, ne se pose, ni m\\u00eame ne se regarde ou se met en regard.<\/p><p class=\\\"p1\\\">4. Du noir noie les yeux.<\/p><p class=\\\"p1\\\">5. En t\\u00eate se propage le froid per\\u00e7u par le reste.<\/p><p class=\\\"p1\\\">6. Les pieds passent l'un devant l'autre et le corps marche.<\/p><p class=\\\"p1\\\">7. La langue se retourne sur la dent pr\\u00e9cise.<\/p><p class=\\\"p1\\\">8. Dans leur gr\\u00e9sillement le noir des yeux deviennent rouge.<\/p><p class=\\\"p1\\\">9. L'air s'enfonce par les sourires.<\/p><p class=\\\"p1\\\">10. Les pieds avancent et le corps suit.<\/p><p class=\\\"p1\\\">11. Les pieds sont les seules touches du corps debout.<\/p><p class=\\\"p1\\\">12. L'air s'infiltre parce que le corps tourne et ne se regarde pas.<\/p><p class=\\\"p1\\\">13. Chaque poil tremble dans le froid de l'air.<\/p><p class=\\\"p1\\\">14. En tournant, le corps obtient des r\\u00e9ponses de l'air.<\/p><p class=\\\"p1\\\">15. Chaque poil prend sur lui d'avoir froid pour la peau et de transmettre.<\/p><p class=\\\"p1\\\">16. Les mains sont les plus vaines.<\/p><p class=\\\"p1\\\">17. Les instabilit\\u00e9s de l'air sont sont de grands \\u00e9v\\u00e9nements pour la peau.<\/p><p class=\\\"p1\\\">18. Les asp\\u00e9rit\\u00e9s de l'air sont des vents que les mains aiment.<\/p><p class=\\\"p1\\\">19. Le vent rend les mains moins vaines.<\/p><p class=\\\"p1\\\">20. Au bout des bras, les mains comme chaque poil un \\u00e0 un, sont sensibles aux courants d'air.<\/p><p class=\\\"p1\\\">21. Le sexe, que le froid replie, finit par se sentir lui-m\\u00eame.<\/p><p class=\\\"p1\\\">22. Quand un peu d'air passe sous la paupi\\u00e8re alors, de noir, puis rouge, l'\\u0153il passe \\u00e0 bleu.<\/p><p class=\\\"p1\\\">23. Les changements de couleur engendrent de grandes vagues sous la peau.<\/p><p class=\\\"p1\\\">24. Les courants d'air gobent le sourire.<\/p><p class=\\\"p1\\\">25. Le corps se tient de bout en soufflant.<\/p><p class=\\\"p1\\\">26. Quand le sourire s'ouvre \\u00e0 l'air alors sortent des sons.<\/p><p class=\\\"p1\\\">27. Le son cache l'air et le froid \\u00e0 l'air de la bouche.<\/p><p class=\\\"p1\\\">28. Des orteils vers la t\\u00eate, des lignes se plient dans la bouche.<\/p><p class=\\\"p1\\\">29. Les yeux p\\u00e2lissent aux sons de la bouche.<\/p><p class=\\\"p1\\\">30. Les yeux sont sourds.<\/p><p class=\\\"p1\\\">31. C'est par les poils que le vent vient au corps.<\/p><p class=\\\"p1\\\">32. Les pieds passent l'un devant l'autre et le corps marche.<\/p><p class=\\\"p1\\\">33. C'est par eux qu'il trace des lignes dans l'\\u00e9paisseur des muscles, visc\\u00e8res et dans la transparence de la t\\u00eate.<\/p><p class=\\\"p1\\\">34. Le son de la bouche revient sur la peau.<\/p><p class=\\\"p1\\\">35. Le corps s'enveloppe de ses sons.<\/p><p class=\\\"p1\\\">36. Le son est un souffle qui tombe en pluie.<\/p><p class=\\\"p1\\\">37. Le son est une goutte qui mouille.<\/p><p class=\\\"p1\\\">38. Le son r\\u00e9chauffe.<\/p><p class=\\\"p1\\\">39. Seules deux choses du corps touchent du dur.<\/p><p class=\\\"p1\\\">40. Les mains sont au lointain ce que les poils sont au vent.<\/p><p class=\\\"p1\\\">41. Le froid des poils se range en rame au dedans.<\/p><p class=\\\"p1\\\">42. Chaque poil est le bout d'un ordre du dedans.<\/p><p class=\\\"p1\\\">43. Jamais les \\u00e9paules n'ont \\u00e9t\\u00e9 aussi basse ni les mains si loin.<\/p><p class=\\\"p1\\\">44. Les mains sont loins.<\/p><p class=\\\"p1\\\">45. La peau sent les mains loin.<\/p><p class=\\\"p1\\\">46. Les mains sont aussi dans la t\\u00eate en s'enfon\\u00e7ant dans du vent.<\/p><p class=\\\"p1\\\">47. Tout est de part et d'autre.<\/p><p class=\\\"p1\\\">48. Du vague relie les mains aux \\u00e9paules.<\/p><p class=\\\"p1\\\">49. Les pieds sont des touches.<\/p><p class=\\\"p1\\\">50. La peau parcours.<\/p><p class=\\\"p1\\\">51. La peau est parcourue.<\/p><p class=\\\"p1\\\">52. La peau se parcours.<\/p><p class=\\\"p1\\\">53. La peau est au milieu.<\/p><p class=\\\"p1\\\">54. La peau se regroupe sous le corps.<\/p><p class=\\\"p1\\\">55. Pas toujours, les mains s'enroulent sur du vague.<\/p><p class=\\\"p1\\\">56. Le souffle est un son quand il part de la touche des pieds.<\/p><p class=\\\"p1\\\">57. Le vent, par grains, passe entre le dur et les pieds.<\/p><p class=\\\"p1\\\">58. Si le souffle vient de passer alors le son a pu sortir.<\/p><p class=\\\"p1\\\">59. La peau touche les os quand le souffle vient de passer.<\/p><p class=\\\"p1\\\">60. Quand le souffle vient de passer la peau est un pied.<\/p><p class=\\\"p1\\\">61. Le corps est un pied quand le souffle vient de passer.<\/p><p class=\\\"p1\\\">62. Quand le corps est un pied, il s'aiguise.<\/p><p class=\\\"p1\\\">63. Le passage du souffle fait que le corps tout entier repose dress\\u00e9.<\/p><p class=\\\"p1\\\">64. Le passage du souffle fait que le corps se consent \\u00e0 la grande touche qui fait son debout.<\/p><p class=\\\"p1\\\">65. Le vent se mange.<\/p><p class=\\\"p1\\\">66. La bouche est un noeud de mains.<\/p><p class=\\\"p1\\\">67. Avec le sexe et les cuisses, les mains sont pli\\u00e9es \\u00e0 l'entour du souffle.<\/p><p class=\\\"p1\\\">68. Dans la peau sont des troupes qui la contienne.<\/p><p class=\\\"p1\\\">69. Parmi les poils un flux de peur vague se propage.<\/p><p class=\\\"p1\\\">70. Les plantes sont souvent les deux touches.<\/p><p class=\\\"p1\\\">71. Quand le corps s'entoure de sons, des pieds \\u00e0 la bouche un dur est tendu.<\/p><p class=\\\"p1\\\">72. En sortant, le son dresse le dedans.<\/p><p class=\\\"p1\\\">73. Par le chaud du son, le corps se nourri de lui m\\u00eame.<\/p><p class=\\\"p1\\\">74. Le corps ne revient pas de son alliance au son qu'il s'envoie.<\/p><p class=\\\"p1\\\">75. Quand la t\\u00eate se renverse le son r\\u00e2cle sa source.<\/p><p class=\\\"p1\\\">76. Quand la t\\u00eate se renverse alors le souffle est toujours un son.<\/p><p class=\\\"p1\\\">77. Quand le son r\\u00e2cle sa source il se propage bien mieux dedans.<\/p><p class=\\\"p1\\\">78. De petits branlements en branlements le son se propage<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0 <\/span>dans le dedans du corps.<\/p><p class=\\\"p1\\\">79. Le son du souffle remue le noir des yeux.<\/p><p class=\\\"p1\\\">80. Certaines asp\\u00e9rit\\u00e9s du vent sont pour le sexe.<\/p><p class=\\\"p1\\\">81. Jamais la peau ne touche la peau.<\/p><p class=\\\"p1\\\">82. Le son est le seul regard passant par dehors du corps sur lui-m\\u00eame.<\/p><p class=\\\"p1\\\">83. Quand le corps ne se regarde pas par dehors, progressivement il devient son endroit et son lieu.<\/p><p class=\\\"p1\\\">84. Quand le corps ne se regarde pas par dehors, il devient immense.<\/p><p class=\\\"p1\\\">85. Quand le corps ne se regarde par dehors que par ses sons, il s'envoie progressivement dehors.<\/p><p class=\\\"p1\\\">86. Quand le corps ne se regarde par dehors que par ses sons, il retourne son endroit pour qu'il reste son lieu.<\/p><p class=\\\"p1\\\">87. Le corps n'en finit pas de s'entendre.<\/p><p class=\\\"p1\\\">88. Le sexe la bouche et les mains ont des regards internes.<\/p><p class=\\\"p1\\\">89. Parfois la main fait qu'elle se fr\\u00f4le.<\/p><p class=\\\"p1\\\">90. Le sexe progressivement finit son froid.<\/p><p class=\\\"p1\\\">91. Le sexe se d\\u00e9ploie progressivement pour finir de se sentir.<\/p><p class=\\\"p1\\\">92. Quand le corps ne se regarde pas par dehors, il se r\\u00e9duit en un point.<\/p><p class=\\\"p1\\\">93. Quand la peau ne touche plus de peau alors elle devient le bord lisse et sans p\\u00f4le du lieu pour le corps.<\/p><p class=\\\"p1\\\">94. Les mains gr\\u00e9sillent \\u00e0 force d'entourage.<\/p><p class=\\\"p1\\\">95. Quand la peau ne touche plus de peau alors la taille est vague, et le vague entre les mains et les \\u00e9paules se propage et gagne la surface de la peau; et dans la t\\u00eate tr\\u00e8s progressivement s'efface le corps que le corps se renvoie.<\/p><p class=\\\"p1\\\">96. Sans le renvoi du corps au corps se d\\u00e9gagent les courbes et les \\u00e9pi-courbes.<\/p><p class=\\\"p1\\\">97. Par la peau le vent arrive \\u00e0 tourner dans la t\\u00eate sans image.<\/p><p class=\\\"p1\\\">98. C'est la peau qui tue s\\u00e8chement les images de la t\\u00eate quand la force sous la peau ne fait que les combattre \\u00e0 perp\\u00e9tuit\\u00e9.<\/p><p class=\\\"p1\\\">99. La paume et la plante forment le bord du dos.<\/p><p class=\\\"p1\\\">100. Le dos est l'endroit du sans taille.<\/p><p class=\\\"p1\\\">101. Face \\u00e0 lui-m\\u00eame, le corps<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0 <\/span>se gagne tr\\u00e8s lentement.<\/p><p class=\\\"p1\\\">102. Sous les paupi\\u00e8res le corps d'abord se regroupe.<\/p>\",\"align\":\"top\",\"row\":0,\"col\":4,\"colspan\":7,\"offsetx\":0,\"offsety\":0,\"spaceabove\":0,\"spacebelow\":0,\"yvel\":1,\"push\":0,\"relid\":2,\"absolute_position\":false,\"frameOverflow\":\"\"}]}","phonegrid":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lotuseddekhouri.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/209","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lotuseddekhouri.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/lotuseddekhouri.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lotuseddekhouri.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lotuseddekhouri.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=209"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lotuseddekhouri.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/209\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lotuseddekhouri.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=209"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}